Escalade dans les Calanques en hiver : où grimper ?

L’hiver est probablement l’une des saisons que je préfère pour grimper dans les Calanques. Lorsque le soleil est présent et que le mistral nous laisse tranquilles, les conditions peuvent être excellentes : températures agréables pour grimper, meilleure adhérence sur le rocher, moins de fréquentation et cette lumière hivernale si particulière sur la Méditerranée.

Mais réussir sa journée d’escalade dans les Calanques en hiver ne consiste pas simplement à regarder s’il va faire beau.

Entre Marseille, Cassis et La Ciotat, les orientations et les reliefs sont très variés. À quelques kilomètres de distance, on peut passer d’une falaise agréable au soleil à un secteur froid et exposé au vent.

Le secret est donc avant tout de choisir le bon secteur en fonction de la météo du jour.

Peut-on vraiment grimper tout l’hiver dans les Calanques ?

Oui, et c’est justement l’un des grands intérêts de la région.

Alors qu’une grande partie des sites d’escalade français deviennent difficiles à pratiquer en plein hiver, les falaises du littoral provençal permettent régulièrement de sortir les chaussons en décembre, janvier ou février.

Cela ne veut évidemment pas dire que toutes les journées sont bonnes.

La température annoncée n’est d’ailleurs qu’un élément parmi d’autres. En hiver, je regarde surtout :

  • l’orientation de la falaise ;
  • l’ensoleillement ;
  • la force et la direction du vent ;
  • l’humidité après les épisodes pluvieux ;
  • la durée de la journée ;
  • et bien sûr le niveau et l’expérience des grimpeurs.

Une falaise exposée au soleil et protégée du vent peut être très agréable alors qu’un autre secteur sera inconfortable le même jour.

C’est précisément pour cela que le choix du site est essentiel.

Cap Canaille : un incontournable pour l’escalade hivernale

À proximité de Cassis et de La Ciotat, Cap Canaille est naturellement l’un des premiers endroits auxquels je pense en hiver.

Le site est spectaculaire : falaises dominant directement la Méditerranée, couleurs allant du blanc au rouge et à l’ocre, et une grande diversité de roches qui donne à l’escalade un caractère très différent du calcaire blanc des Calanques marseillaises.

On y trouve aussi bien des secteurs d’escalade sportive que de magnifiques grandes voies.

Parmi les itinéraires bien connus figurent par exemple Ouvreur de Bouse, autour du 6a+, et Bienvenue chez Damoclès, plus soutenue.

Mais l’intérêt de Cap Canaille en hiver n’est pas uniquement la qualité de ses voies.

Selon l’heure, le vent et l’orientation, il est possible de choisir entre différents secteurs de la falaise. C’est cette possibilité d’adaptation qui en fait un terrain particulièrement intéressant lorsque les journées sont plus courtes.

Pour une première découverte, il n’est d’ailleurs pas nécessaire de partir immédiatement dans une grande voie difficile. Certains secteurs permettent également d’organiser une séance d’escalade en falaise avec une approche courte.

Découvrir les séances d’escalade en falaise à Cap Canaille

La Candelle : une grande classique des Calanques

En allant vers Marseille, La Candelle offre une ambiance complètement différente.

Ici, on retrouve le grand calcaire blanc caractéristique des Calanques, avec de nombreux itinéraires historiques.

Parmi les grandes classiques du secteur, on retrouve notamment Armata Calanca ou encore l’Arête de Marseille.

L’approche, la longueur des itinéraires et l’engagement de certaines voies demandent toutefois de bien anticiper la journée.

En hiver, je fais particulièrement attention à l’heure de départ. Il ne faut pas raisonner comme lors d’une longue journée de mai ou de juin : une petite erreur de timing peut vite se transformer en retour à la nuit.

La Candelle est donc un superbe choix lorsque les conditions sont bonnes, mais ce n’est pas forcément le secteur que je choisirais automatiquement pour toutes les journées hivernales.

Photo prise un 24 février à Morgiou !

La Calanque de l’Oule : une ambiance sauvage

La Calanque de l’Oule fait partie de ces endroits qui donnent immédiatement l’impression d’être loin de Marseille.

Le cadre est beaucoup plus sauvage et l’ambiance très maritime.

On y trouve notamment Les Futurs Croulants, itinéraire historique bien connu des grimpeurs des Calanques. La voie a été nettoyée il y a quelques années et nécessite du matériel de terrain d’aventure.

C’est justement un bon exemple de la différence entre connaître une cotation et connaître réellement un itinéraire.

Dans les Calanques, une voie ancienne notée 6a ou 6b ne doit pas forcément être abordée comme une voie sportive moderne de même cotation.

Qualité du rocher, éloignement des points, recherche d’itinéraire, matériel en place et exposition peuvent complètement changer l’expérience.

Avant de partir sur ce type de grande voie, il faut donc consulter un topo récent et vérifier les informations disponibles sur l’état actuel de l’itinéraire.

Sormiou : beaucoup de possibilités au bord de la mer

La Calanque de Sormiou est un autre secteur majeur pour l’escalade.

Son intérêt vient notamment de la diversité des orientations et des styles de voies autour de la calanque.

On peut y trouver de l’escalade sportive mais également de nombreuses grandes voies dans une superbe ambiance maritime.

Parmi elles, Mélodie est une très belle classique de Sormiou. Elle permet de profiter pleinement de l’ambiance des Calanques, avec une escalade variée et la Méditerranée en toile de fond.

C’est le genre d’itinéraire qui illustre parfaitement l’intérêt de Sormiou en hiver lorsque les conditions sont favorables.

Mais comme toujours à cette saison, je ne choisirais pas Sormiou uniquement parce que la météo annonce du soleil.

Il faut observer précisément le vent et l’orientation du secteur envisagé.

Callelongue et Les Goudes : une autre facette des Calanques

À l’extrémité sud de Marseille, Callelongue et Les Goudes offrent encore une autre ambiance.

Les reliefs sont plus ouverts, avec de nombreux petits massifs, des arêtes et des falaises dominant directement les îles de l’archipel de Riou.

Selon les conditions, ce secteur peut offrir de belles possibilités lors d’une journée hivernale.

C’est également un bon exemple de ce qui rend l’escalade dans les Calanques si particulière : il n’existe pas vraiment un seul « meilleur secteur ».

Le bon secteur est celui qui correspond à la météo, à votre niveau et à vos envies ce jour-là.

Et quand le mistral souffle ?

C’est probablement la question la plus importante en hiver.

Le mistral peut complètement transformer une journée.

Une température qui semble tout à fait correcte sur une application météo peut devenir très inconfortable sur une falaise exposée au vent.

Et dans les Calanques, le relief complique encore les choses.

Une paroi qui semble théoriquement orientée à l’opposé du vent n’est pas systématiquement protégée : cols, vallons et reliefs peuvent accélérer ou détourner les flux.

Avec l’expérience, on apprend donc à connaître les secteurs qui fonctionnent le mieux selon la direction et la force du vent.

Mon conseil est simple : lorsqu’un mistral important est annoncé, ne choisissez pas votre voie uniquement d’après son niveau ou sa beauté.

Choisissez d’abord le secteur. La voie vient ensuite.

Et certains jours, la meilleure décision reste simplement de reporter la sortie.

Comment s’équiper pour grimper dans les Calanques en hiver ?

En grimpant, il peut faire très bon au soleil. À l’arrêt ou au relais, la sensation est complètement différente.

Je conseille généralement de prévoir plusieurs couches plutôt qu’un seul gros vêtement.

Dans mon sac en hiver, on trouve notamment :

  • une petite doudoune facilement compressible ;
  • un coupe-vent ;
  • un bonnet ;
  • suffisamment d’eau ;
  • quelques aliments faciles à manger ;
  • un téléphone chargé ;
  • et, pour une grande voie, une lampe frontale même lorsque je n’ai absolument pas prévu de rentrer de nuit.

La frontale ne pèse presque rien et peut éviter qu’un petit retard devienne un vrai problème.

Il faut également penser au temps passé à assurer. Le grimpeur en mouvement peut avoir chaud pendant que son partenaire reste immobile au relais.

Un topo récent reste indispensable

Pour grimper de manière autonome, je recommande de disposer d’un topo d’escalade récent.

Le nouveau topo consacré à Cassis et La Ciotat recense près de 650 voies et intègre les évolutions récentes des secteurs, des accès et de l’équipement.

Découvrir le nouveau topo d’escalade de Cassis et La Ciotat

Il faut aussi vérifier les réglementations avant chaque sortie.

Certaines voies ou certains secteurs du Parc national des Calanques peuvent faire l’objet de fermetures temporaires, notamment pour protéger la nidification des oiseaux.

À Cap Canaille, il faut également garder en tête que la route des Crêtes peut être fermée lorsque le vent est violent.

Découvrir l’escalade dans les Calanques en hiver avec un moniteur

L’hiver est aussi une excellente période pour découvrir l’escalade dans la région.

Il n’est pas nécessaire d’être un grimpeur expérimenté pour profiter des falaises de La Ciotat et de Cap Canaille.

Selon votre niveau et les conditions du jour, il est possible d’organiser :

  • une découverte de l’escalade en falaise ;
  • une séance de perfectionnement ;
  • une première expérience en grande voie ;
  • ou une grande voie plus ambitieuse pour les grimpeurs déjà autonomes.

Le choix du secteur et de l’itinéraire se fait en fonction de votre expérience, de vos envies et surtout de la météo.

Les séances d’escalade sont privatisées pour votre groupe, avec 8 grimpeurs maximum par moniteur, et les sorties en grande voie se font avec une ou deux personnes maximum.

Consulter les tarifs et préparer votre sortie d’escalade

Alors, où grimper dans les Calanques cet hiver ?

Il n’y a pas une réponse unique.

Cap Canaille, La Candelle, l’Oule, Sormiou ou Callelongue peuvent tous offrir de très belles journées d’escalade en hiver.

Mais le meilleur choix dépendra toujours des conditions du moment.

C’est d’ailleurs ce que j’aime dans les Calanques : même après de nombreuses années à parcourir ces falaises, la météo nous oblige toujours à nous adapter.

En hiver encore plus qu’à une autre saison, il faut observer le soleil, le vent et la mer avant de choisir son objectif.

Et lorsque toutes les conditions sont réunies, grimper face à la Méditerranée en plein mois de janvier fait partie des expériences que l’on oublie difficilement.

Via Ferrata ou Via Cordata dans les Calanques : Quelle différence et que choisir ?

Vous avez envie de prendre de la hauteur et de découvrir les falaises de la côte méditerranéenne, mais vous hésitez sur l’activité à choisir ? Entre la Via Ferrata et la Via Cordata, il est parfois facile de s’y perdre, d’autant que les deux activités partagent un objectif commun : vous faire vivre des sensations fortes sur le rocher !

En tant que moniteur professionnel d’escalade dans le parc national des Calanques[cite: 1], on me pose très souvent la question. Voici donc un éclairage pour bien comprendre la différence et choisir l’aventure qui vous correspondra le mieux.

La Via Ferrata : Le parcours « de fer » sur câble

La Via Ferrata (littéralement « voie ferrée » en italien) est un itinéraire sportif tracé sur une paroi rocheuse, équipé d’éléments métalliques spécifiques pour faciliter la progression : câbles fixes, barreaux de fer, échelles, ponts de singe… Le pratiquant évolue de manière autonome en accrochant les mousquetons de sa longe au câble métallique fixe, qui sert de ligne de vie tout au long du parcours. L’environnement est donc très aménagé pour rendre l’ascension accessible, même si l’aspect sportif et le vide sont bien présents.

Via Cordata du « Trou Souffleur » à la Ciotat

La Via Cordata : L’aventure authentique « sur corde »

La Via Cordata (ou « voie encordée »), quant à elle, est une approche beaucoup plus sauvage et naturelle du rocher. Ici, pas de gros câbles en acier ni d’échelles métalliques fixées partout ! Ce parcours est un intermédiaire entre la randonnée classique et l’escalade[cite: 1]. La progression se fait directement sur la roche, en utilisant des techniques de corde[cite: 1] pour assurer la sécurité de tous. Le moniteur encorde les participants et gère l’assurage de bout en bout.

Pourquoi privilégier l’approche sur corde dans les Calanques ?

Si vous cherchez la Via Ferrata classique près de La Ciotat, vous devrez souvent vous diriger vers d’autres départements (comme évoqué dans mon précédent article). En revanche, le littoral provençal se prête merveilleusement bien à la Via Cordata.

Sur le site Escalade-provence.com[cite: 1], je vous propose de vivre cette expérience unique. Voici ce qui rend cette sortie incontournable :

  • Une immersion privilégiée : Cette excursion vous fera découvrir le cœur des calanques où peu de personnes s’aventurent[cite: 1].
  • Une sécurité absolue et personnalisée : Vous êtes encordé et assuré par un moniteur professionnel d’escalade[cite: 1], ce qui est extrêmement rassurant si vous appréhendez le vide.
  • Une accessibilité totale : Ce parcours est abordable aux débutants sans connaissance particulière en escalade[cite: 1].
  • Un terrain de jeu exceptionnel : Les sorties se déroulent dans des secteurs grandioses entre Marseille, Cassis, La Ciotat et Saint-Cyr-sur-Mer[cite: 1].

Prêt(e) à vous lancer ?

Que vous soyez seul, en famille ou entre amis, venir tester la verticalité avec les techniques de corde vous garantit des souvenirs mémorables au-dessus des flots bleus de la Méditerranée.

N’hésitez pas à me contacter ou à réserver votre sortie directement sur Escalade-provence.com[cite: 1] pour vivre une aventure hors des sentiers battus !

De la salle à la falaise : l’escalade en famille à La Ciotat

Votre enfant pratique l’escalade en salle et aimerait essayer sur du vrai rocher ? Autour de La Ciotat et de Cassis, une sortie en falaise permet de découvrir une autre façon de grimper, dans un cadre ouvert sur la Méditerranée.

Moniteur d’escalade basé à La Ciotat, je vous accompagne pour cette première expérience en extérieur, avec une séance adaptée à votre famille.

Une adulte et trois enfants avec du matériel d’escalade sur la plage de Sormiou.
L’escalade en famille, c’est aussi découvrir les paysages des Calanques : ici, à Sormiou.

Une sortie pour les enfants qui ont déjà découvert l’escalade

Pour ces séances en famille, je privilégie les enfants ayant déjà grimpé en salle, à l’école, en club ou lors de sorties avec leurs parents.

Pas besoin de maîtriser des voies difficiles : l’idée est d’avoir déjà découvert les mouvements de l’escalade et, surtout, d’avoir envie de recommencer sur du rocher. Lors de notre échange, précisez-moi si votre enfant pratique le bloc, l’escalade avec corde, ou les deux.

Cette première expérience me permet de mieux adapter la sortie à ses habitudes, à sa motivation et à son aisance avec la hauteur. Les parents peuvent également participer, même s’ils ont moins d’expérience que leurs enfants !

Des enfants grimpent sur un mur de bloc en salle aux prises colorées.
Une première expérience en salle avant de découvrir l’escalade sur rocher.

Qu’est-ce qui change entre la salle et la falaise ?

En salle, les prises sont colorées et les itinéraires faciles à repérer. Dehors, c’est le rocher qui donne les indices : une petite fissure pour les mains, un relief pour poser le pied, une zone plus inclinée pour retrouver son équilibre.

On prend le temps de regarder, de chercher et de tester. Une voie qui semble uniforme depuis le sol révèle progressivement ses possibilités.

L’environnement change aussi : la marche d’approche, les bruits de la nature, la vue sur la mer et les sensations de hauteur font partie de la découverte. La séance permet d’aborder ces nouveautés progressivement, avec les explications du moniteur.

Un jeune grimpeur évolue sur un bloc rocheux en extérieur, au-dessus d’un tapis de réception.
Sur le rocher, les prises ne sont plus colorées : il faut observer les reliefs. Illustration en bloc extérieur

Comment se déroule la séance ?

La sortie commence par une marche jusqu’au secteur choisi. Sur place, nous prenons le temps de nous équiper, de présenter le matériel et de comprendre les consignes à respecter au pied de la falaise.

Les premières voies permettent de découvrir le rocher et de prendre ses repères. J’adapte ensuite les propositions aux réactions et aux envies de chacun.

L’objectif n’est pas de retrouver immédiatement son niveau de salle. C’est d’apprendre à lire le rocher, de prendre confiance et de profiter de cette première expérience dehors.

Des pauses permettent de récupérer, d’observer les autres et d’encourager les grimpeurs. Chacun avance à son rythme.

Une activité à partager entre parents et enfants

Cette sortie est aussi l’occasion de découvrir ensemble une activité que votre enfant connaît peut-être déjà mieux que vous.

Les parents peuvent essayer à leur tour, partager leurs impressions et comprendre ce qui plaît tant à leur enfant dans l’escalade. Les encouragements circulent dans les deux sens !

Je propose des séances privatisées pour adapter le rythme et le contenu à votre famille.

Où se déroule la sortie autour de La Ciotat ?

Le secteur est choisi en fonction de l’expérience des participants, de l’âge des enfants et des conditions du jour.

Autour de La Ciotat et de Cassis, plusieurs falaises permettent d’organiser une découverte de l’escalade sur rocher. Selon la sortie, nous pouvons notamment nous orienter vers le Sémaphore, les environs de Cap Canaille ou d’autres secteurs adaptés.

L’exposition au soleil, le vent, l’accès au site et les voies disponibles entrent dans ce choix. Le lieu de rendez-vous est donc précisé lors de l’organisation de la séance.

Que faut-il apporter ?

Le matériel technique nécessaire à la séance est fourni. Prévoyez :

  • une tenue confortable qui laisse les mouvements libres ;
  • des chaussures fermées adaptées à la marche jusqu’à la falaise ;
  • un petit sac à dos avec de l’eau et un encas ;
  • une protection solaire et une couche supplémentaire selon la saison.

Si votre enfant possède ses propres chaussons d’escalade, pensez à les apporter. Sinon, indiquez-moi les pointures des participants à l’avance pour préparer le matériel.

Envie d’une autre aventure à partager ?

La traversée Philémon offre une autre façon de découvrir les falaises et les paysages du littoral. Ce parcours se distingue d’une séance classique d’escalade en falaise : nous échangeons au préalable sur l’expérience et l’aisance de chacun pour déterminer s’il convient à votre famille.

Deux participants casqués progressent sur le rocher de la traversée Philémon, avec la mer en contrebas.
La traversée Philémon : une autre aventure sur le rocher, au-dessus de la Méditerranée.

Découvrir les parcours aventure

Préparer votre première sortie en falaise

Pour vous proposer une séance adaptée, indiquez-moi l’âge de vos enfants, leur expérience en salle, le nombre de participants et vos disponibilités. Précisez également si les parents souhaitent grimper.

Votre enfant a envie de découvrir le rocher ? Contactez-moi pour organiser une sortie d’escalade en famille à La Ciotat ou autour de Cassis.

Guillaume Mottet — Escalade Provence
Téléphone : 06 84 48 66 14
E-mail : guillaume.mottet@gmail.com

Le nouveau topo d’escalade de La Ciotat est enfin disponible

Après de longues années d’ouvertures, de rééquipements et de travail de terrain, le nouveau topo d’escalade Cassis – La Ciotat est désormais disponible. Une excellente nouvelle pour tous les passionnés de grimpe qui fréquentent les falaises de notre littoral.

Cette édition recense près de 650 voies, en couenne comme en grande voie, réparties entre les principaux secteurs d’escalade de Cassis et de La Ciotat.

Topo d'escalade Cassis La Ciotat édition 2025

Un topo entièrement remis à jour

Bien plus qu’une simple réimpression, cette nouvelle édition intègre de nombreuses nouveautés :

  • de nouvelles voies ouvertes ces dernières années ;
  • plusieurs secteurs entièrement mis à jour ;
  • des schémas plus précis et plus lisibles ;
  • des informations d’accès actualisées ;
  • des conseils sur la réglementation et le respect des sites naturels.

Le travail réalisé par les auteurs, les équipeurs et les bénévoles permet aujourd’hui de disposer d’un ouvrage de référence pour découvrir ou redécouvrir les falaises de notre territoire. Les bénéfices de la vente contribuent également à l’entretien et au rééquipement des sites d’escalade locaux.

Un topo qui a une signification particulière pour moi

Ce topo a également une dimension particulière pour moi. Je participe depuis les années 2000 à l’équipement et au rééquipement de voies d’escalade dans la région, et plusieurs voies que j’ai équipées sont aujourd’hui référencées dans cet ouvrage.

On retrouve notamment mon nom comme équipeur à Mallombre, avec la voie Oompa Loompa équipée en 2006, ainsi que sur plusieurs voies du secteur de la Cathédrale à Cap Canaille.

J’ai également participé bénévolement à plusieurs opérations de rééquipement aux côtés de Vincent Vilmer, dans le cadre de son travail à la FFME. Cette implication dans l’entretien et le développement des falaises complète aujourd’hui mon activité de moniteur d’escalade à La Ciotat.

Le topo contient aussi plusieurs photographies sur lesquelles j’apparais en situation de grimpe ou d’assurage sur les falaises locales.

En savoir plus sur mon parcours et mon implication dans l’escalade locale

La Ciotat : un terrain d’escalade exceptionnel

Impossible de parler de ce topo sans évoquer la richesse de l’escalade à La Ciotat.

Du Bec de l’Aigle aux majestueuses falaises de Cap Canaille, en passant par Mallombre, l’Étoile Noire ou encore le Sémaphore, chaque secteur possède sa propre identité.

On y trouve aussi bien des voies accessibles pour découvrir l’escalade en falaise que des itinéraires sportifs exigeants et des grandes voies majeures au-dessus de la Méditerranée. La diversité du rocher et des orientations permet également de choisir les secteurs en fonction de la saison et des conditions météorologiques.

Pourquoi utiliser un topo papier récent ?

Même si de nombreuses informations circulent aujourd’hui sur Internet, un topo papier récent reste particulièrement utile pour préparer une journée d’escalade.

Il permet de repérer les secteurs, les niveaux, les accès, les particularités des voies et les informations importantes concernant les falaises. Il permet aussi de soutenir directement les acteurs qui participent à l’entretien et au rééquipement des sites.

En achetant le topo officiel, vous contribuez ainsi à l’entretien des falaises et au rééquipement des voies d’escalade locales.

Guillaume Mottet en escalade à Mallombre à La Ciotat

Découvrir les falaises de La Ciotat avec un moniteur

Connaître les falaises comme grimpeur, moniteur et équipeur permet d’adapter précisément le choix du secteur et des voies au niveau des participants, à la saison et aux conditions du jour.

Avec Escalade Provence, je propose toute l’année des sorties d’escalade en falaise, des initiations et perfectionnements ainsi que des sorties en grande voie autour de La Ciotat, Cassis, Cap Canaille et dans les Calanques.

Les sorties peuvent être adaptées aux débutants comme aux grimpeurs plus expérimentés qui souhaitent découvrir un nouveau secteur ou progresser en grande voie.

Découvrir les sorties d’escalade en falaise

Consulter les tarifs ou me contacter pour organiser une sortie

Un ouvrage de référence pour grimper entre Cassis et La Ciotat

Cette nouvelle édition offre aux grimpeurs un guide complet pour explorer les falaises de Cassis et de La Ciotat tout en participant à leur entretien. Pour ceux qui découvrent la région comme pour ceux qui y grimpent depuis longtemps, le topo reste un excellent point de départ pour préparer ses prochaines sorties.

Top 5 des Meilleures Via Ferrata Accessibles Depuis La Ciotat

Vous cherchez une via ferrata près de La Ciotat pour une sortie entre amis ou en famille ? Plusieurs parcours permettent de découvrir les falaises du Gard, du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence. Voici cinq idées pour choisir votre prochaine aventure, ainsi qu’une alternative locale : la via cordata du Trou Souffleur.

Vous préférez rester à La Ciotat et profiter des falaises au-dessus de la Méditerranée ? Découvrez la via cordata du Trou Souffleur et nos parcours aventure, accompagnés par un moniteur diplômé.

1. Via ferrata de Collias : les gorges du Gardon

À Collias, dans le Gard, la via ferrata permet de découvrir les falaises des gorges du Gardon. Les sorties encadrées peuvent associer progression sur le rocher, pont de singe et autres ateliers, selon l’itinéraire choisi.

Pour qui ? Des sorties découverte sont proposées aux débutants. Le choix du parcours et les conditions d’accueil des enfants sont à confirmer avec le prestataire : ne vous fiez pas uniquement à une taille minimale.

Consultez la présentation de la via ferrata de Collias par l’office de tourisme pour préparer votre sortie.

2. Via ferrata de Cavaillon : la colline Saint-Jacques

À Cavaillon, dans le Vaucluse, deux parcours permettent de prendre de la hauteur au-dessus de la ville. La Via Natura constitue le parcours découverte, tandis que la Via Souterrata s’adresse à des pratiquants recherchant une sortie plus sportive.

Taille requise : plus de 1,30 m pour la Via Natura et plus de 1,50 m pour la Via Souterrata. Vérifiez les conditions d’accès en vigueur avant de partir.

Pour une sortie sans équipement de via ferrata, une promenade sur la colline Saint-Jacques est une autre façon de découvrir les environs de Cavaillon.

3. Via ferrata de Digne-les-Bains : le Rocher de Neuf Heures

Le Rocher de Neuf Heures domine Digne-les-Bains et offre un cadre spectaculaire pour une sortie verticale. Il faut tenir compte de la marche d’approche et de l’exposition au vide pour organiser sa journée.

Niveau : assez difficile à difficile. Ce parcours ne doit donc pas être présenté comme une simple balade facile. Pour une première expérience ou une sortie avec des enfants, faites valider le choix de l’itinéraire par un professionnel.

Retrouvez les informations de préparation auprès du Géoparc de Haute-Provence et de l’office de tourisme de Digne-les-Bains.

4. Via ferrata de la Grande Fistoire : Le Caire (04)

Au Caire, dans les Alpes-de-Haute-Provence (04), près de Sisteron, la Grande Fistoire est une option pour les amateurs de parcours aériens et sportifs. Le gestionnaire annonce un niveau difficile, avec plusieurs échappatoires.

Conditions annoncées : dès 12 ans, à partir de 1,40 m et avec un poids supérieur à 40 kg. Le respect de ces critères ne remplace pas l’évaluation du niveau et de l’aisance de chaque participant.

Consultez le site officiel des via ferrata du Caire pour vérifier les conditions, les horaires et la réservation avant votre déplacement.

5. Ferrata Familia des Ammonites : Le Caire (04)

La Ferrata Familia des Ammonites se trouve également au Caire, dans les Alpes-de-Haute-Provence (04), à proximité de la Grande Fistoire. Elle constitue une option plus accessible pour découvrir la via ferrata en famille.

Niveau : facile à assez facile.
Conditions annoncées : dès 7 ans et à partir de 1,30 m. Vérifiez auprès de l’accueil le matériel et les conditions adaptés aux participants.

Les renseignements et modalités de réservation sont disponibles sur le site officiel des via ferrata du Caire.

Vous cherchez une via ferrata à La Ciotat ? Découvrez la via cordata

Si vous souhaitez vivre une aventure verticale à La Ciotat sans partir vers un autre département, la via cordata du Trou Souffleur est une alternative à découvrir. Elle associe progression sur le rocher et passages aériens dans un environnement maritime.

La différence avec une via ferrata classique tient notamment à l’assurage : lors de nos sorties en via cordata, la progression s’effectue encordée avec le moniteur. L’activité proposée est donc bien une via cordata, même si vous l’avez découverte en recherchant une via ferrata.

Je suis Guillaume Mottet, moniteur d’escalade basé à La Ciotat. Contactez-moi pour choisir une sortie adaptée à votre expérience et à votre aisance face au vide. Le Trou Souffleur et la traversée Philémon font partie des parcours à envisager selon le groupe et les conditions.

Pour les familles : l’accueil des enfants dépend du parcours, de leur gabarit, de leur aisance et du matériel adapté. Indiquez-moi leur âge et leur taille avant de réserver afin de vérifier ensemble la faisabilité de la sortie.

Découvrir les parcours aventure et la via cordata du Trou Souffleur à La Ciotat

Comment préparer votre sortie depuis La Ciotat ?

Choisissez un parcours adapté. Prenez en compte la difficulté, l’exposition au vide, la marche d’approche et les conditions d’accès. Pour une première sortie, un encadrement professionnel permet d’apprendre les gestes nécessaires et de choisir un itinéraire approprié.

Vérifiez l’ouverture et la météo. Consultez les informations du gestionnaire avant le départ. Prévoyez votre trajet depuis La Ciotat en fonction de la circulation et du lieu exact de rendez-vous.

Prévoyez le matériel adapté. En via ferrata, le casque, le harnais et les longes avec absorbeur doivent être adaptés au pratiquant et aux exigences du parcours. Certains itinéraires nécessitent du matériel supplémentaire. Demandez au gestionnaire ou au moniteur ce qui est fourni et ce que vous devez apporter.

Organiser votre aventure à La Ciotat

Vous hésitez entre via cordata et escalade en falaise ? Consultez les parcours aventure à La Ciotat ou les sorties d’escalade en falaise pour choisir l’activité qui vous correspond.

Pour connaître les possibilités et préparer votre sortie, rendez-vous sur la page tarifs et contact.

Comment Préparer une Journée d’Escalade : Checklist Essentielle

La Provence est une destination incontournable pour les amoureux de l’escalade, et les Calanques, avec leurs paysages spectaculaires, figurent parmi les sites les plus prisés. Pour profiter pleinement de cette expérience, une préparation minutieuse est indispensable. Voici une checklist essentielle pour une journée réussie.


1. Les Calanques : choisir le bon secteur

Les Calanques offrent une grande diversité de secteurs adaptés à tous les niveaux. Quelques recommandations :

  • Luminy : Parfaits pour des grimpeurs intermédiaires avec des itinéraires variés.
  • Sormiou et Morgiou :Idéal pour les débutants avec des voies bien équipées.
  • En-Vau : Un spot emblématique, apprécié pour ses voies techniques et ses paysages à couper le souffle.
  • Devenson : Réservé aux grimpeurs aguerris à la recherche de sensations fortes.

Avant de partir, consultez les topos pour choisir un secteur adapté à votre niveau, et renseignez-vous sur les réglementations locales (certaines zones peuvent être interdites pour préserver la nature).

2. Préparer son matériel

Un équipement complet et adapté est indispensable pour une journée réussie :

  • Harnais et chaussons d’escalade : Assurez-vous qu’ils sont en bon état.
  • Corde (simple ou double selon le site) et dégaines.
  • Casque : Indispensable pour se protéger des chutes de pierres.
  • Sac à magnésie pour une meilleure adhérence.
  • Trousse de secours compacte en cas de blessures mineures.
  • Système d’assurage, pas de polémique sur le sujet, le meillleur est celui dont vous avez l’habitude !

Vérifiez également si votre corde correspond à la hauteur des voies que vous souhaitez gravir.


3. Tenue vestimentaire adaptée

La météo provençale peut être imprévisible :

  • En été : privilégiez des vêtements légers et respirants, mais prévoyez une casquette et de la crème solaire.
  • En hiver ou hors saison : ajoutez des couches pour vous protéger du mistral.

4. Nourriture et hydratation

Escalader, surtout en plein soleil, demande beaucoup d’énergie :

  • Emportez au moins 2 litres d’eau par personne.
  • Prévoyez des snacks énergétiques comme des barres de céréales, des fruits secs ou des noix.
  • Un déjeuner léger et facile à transporter peut faire la différence.

5. Respecter l’environnement

Le parc des Calanques, est une zone protégée. Adoptez une attitude responsable :

  • Ramenez tous vos déchets.
  • Évitez les zones interdites pour protéger la faune et la flore locales.

6. Sécurité et planification

  • Topo guide : Emportez un guide des voies pour mieux vous orienter.
  • Téléphone portable chargé pour les urgences.
  • Informez un proche de votre itinéraire.
  • Vérifiez l’heure du coucher du soleil pour éviter de grimper dans l’obscurité.

7. Préparer son mental

L’escalade est autant un défi physique que mental. Avant de commencer, prenez le temps de visualiser vos objectifs et de vous échauffer correctement.


Avec cette checklist en poche, vous êtes prêt(e) à vivre une journée d’escalade inoubliable en Provence. Bonne grimpe et profitez des merveilles de la région !

Escalade en Albanie : À la découverte des falaises autour de Tirana


Loin des spots surfréquentés d’Europe, l’Albanie s’impose discrètement comme une nouvelle destination pour les grimpeurs en quête de voies sportives à colonettes, de rocher neuf et d’une ambiance authentique. À seulement quelques kilomètres de la capitale Tirana, plusieurs falaises se prêtent à la pratique de l’escalade sportive.

Une scène en plein essor

L’escalade en Albanie est encore relativement jeune, mais elle connaît un développement rapide, notamment grâce à l’implication de grimpeurs locaux et étrangers. Autour de Tirana, des secteurs comme Brar, Bovilla, ou encore Krraba offrent une grande variété de voies.

Les sites principaux autour de Tirana

1. Brar

À moins de 30 minutes de Tirana, Brar est sans doute le site le plus accessible. Les voies, bien équipées, se trouvent au dessus d’une route proche d’un tunel. On y trouve des couennes entre le 5b et le 9b, sur un calcaire sculpté à colos magnifiques !

2. Bovilla

Le lac de Bovilla, niché dans les montagnes à une heure au nord-est de la ville, offre un décor vraiment sympa. On y grimpe un calcaire compact souvent à colonettes. Le site est encore en développement, mais compte déja plus de 80 voies. L’endroit est reculé et la piste pour s’y rendre peut etre cahotique surtout apres de fortes pluies. Il y a un restaurant sur place qui propose aussi quelques hébergements. Au bord du lac il est possible de bivouaquer ou de se poser en van.

3. Krraba

À une trentaine de kilomètres au sud-est de Tirana, sur la route menant vers Elbasan, le site de Krraba est en train de devenir un nouveau terrain de jeu pour les grimpeurs albanais. Les parois, proposent des voies sportives sur un calcaire toujours à colos, entre 6a et 7c. Il reste encore beaucoup de voies surement très dures à ouvrir notamment dans cette immense grotte où l’énorme dévers à trous n’est pas si exploté !

Un accueil chaleureux et une culture riche

Entre deux sessions de grimpe, Tirana offre une expérience culturelle riche. Les Albanais sont réputés pour leur hospitalité, et la capitale regorge de cafés animés.

Infos pratiques

  • Quand y aller : Le printemps (avril-juin) et l’automne (septembre-octobre) sont les meilleures saisons pour grimper.
  • Transport : Une voiture de location est fortement recommandée pour accéder aux sites d’escalade autour de Tirana.
  • Matériel : Prévoir corde de 70 m, jeu de dégaines, et casque. Certains secteurs sont encore en développement – soyez prudents.
  • Topo : Quelques topos en ligne sont disponibles (ex : TheCrag), mais un topo papier très complet, couvrant les principaux sites du pays, est également disponible et peut être acheté à Tirana ou en ligne.

Avec ses falaises accessibles, ses paysages préservés et une culture chaleureuse, la région de Tirana a tout pour séduire les grimpeurs curieux et les aventuriers en quête de nouvelles lignes.

L’escalade en Deep Water dans les Calanques : Un voyage entre ciel et mer


Les Calanques, ce joyau naturel entre Marseille et Cassis, sont une destination incontournable pour les amateurs d’escalade. Réputées pour leurs falaises calcaires abruptes plongeant dans la Méditerranée, elles offrent un cadre unique pour le Deep Water Soloing (DWS), ou escalade en solo intégral au-dessus de l’eau. Pratiquée sans corde ni harnais, cette discipline audacieuse permet de grimper à la seule force des mains, avec l’eau pour filet de sécurité.

Qu’est-ce que le Deep Water Soloing ?

Le Deep Water Soloing, aussi appelé « solo intégral aquatique, » consiste à grimper des falaises surplombant des eaux profondes, dans lesquelles le grimpeur peut tomber en cas de chute. Inventée dans les années 1970, cette forme d’escalade est devenue populaire en Méditerranée, où l’eau calme et les parois calcaires offrent des conditions idéales. Dans les Calanques, la beauté sauvage des lieux et la proximité immédiate de la mer créent une expérience immersive et stimulante.

Les meilleurs spots de Deep Water Soloing dans les Calanques

  1. Le Trou du Diable (La Ciotat) : Un des lieux les plus emblématiques pour le DWS dans les Calanques, le Trou du Diable est une cavité impressionnante au bord de la mer qui attire les grimpeurs pour ses parois abruptes et ses passages techniques. La roche sculptée par l’érosion et les nuances de l’eau créent un cadre à couper le souffle.
  2. La Traversée El Cap jusqu’à la Triperie (Morgiou) : Ce parcours est très apprécié pour sa variété de prises et ses passages spectaculaires. Il est possible de s’engager dans une traversée complète, avec des sections plus techniques, adaptées aux grimpeurs intermédiaires et avancés. La qualité du calcaire rend la prise sûre, et les zones de chute sont bien dégagées.
  3. Entre Callelongue et Les Goudes : Les voies ici sont variées, avec des hauteurs diverses et des défis adaptés aux niveaux intermédiaire et avancé.

Techniques et sécurité : se préparer au Deep Water Soloing

Le Deep Water Soloing dans les Calanques nécessite une bonne préparation. La technique de grimpe y est plus exigeante qu’en escalade classique en raison de l’absence de corde, et il est essentiel de bien évaluer chaque voie. Voici quelques conseils :

  1. Évaluer la profondeur de l’eau : Avant de se lancer sur une voie, il est crucial de vérifier la profondeur en cas de chute. Un minimum de 5 mètres de profondeur est recommandé pour des hauteurs de 10 mètres.
  2. Observer les conditions météo : La mer peut être imprévisible dans les Calanques. Il est préférable d’éviter le DWS par temps de houle ou de vent fort, car cela pourrait rendre l’eau trop dangereuse en cas de chute.
  3. Gérer la hauteur et l’adrénaline : La hauteur peut être un facteur stressant pour de nombreux grimpeurs. S’habituer progressivement aux voies plus élevées aide à développer une meilleure gestion de l’adrénaline et à éviter des mouvements précipités.
  4. S’équiper correctement : Bien que le DWS se pratique sans corde, certains équipements restent indispensables. Les chaussons d’escalade, spécialement ceux conçus pour résister à l’eau, sont essentiels, et un sac de magnésie liquide est recommandé pour éviter que la sueur ne gêne la prise.

Les avantages et défis du Deep Water Soloing dans les Calanques

Le DWS est une expérience hors du commun, surtout dans le cadre idyllique des Calanques. Il offre une liberté de mouvement inégalée, sans le poids de l’équipement habituel, tout en restant connecté à la nature. La mer qui s’étend à perte de vue, le bruit des vagues, et l’adrénaline font de chaque ascension un moment inoubliable. Cependant, cette forme d’escalade exige une certaine prudence, car les risques liés aux chutes sont réels, et chaque mouvement doit être pensé pour éviter les blessures.

Préserver un espace naturel unique

Les Calanques sont un espace protégé, et le respect de cet environnement est essentiel pour que les grimpeurs puissent continuer à en profiter. Cela implique de ne pas laisser de traces, d’éviter le piétinement des zones sensibles, et de respecter la faune et la flore. Il est également important de vérifier les règlements saisonniers, car certaines zones peuvent être interdites en raison du risque d’incendie ou pour protéger la biodiversité.

Conclusion

Le Deep Water Soloing dans les Calanques est une aventure captivante, une communion unique entre l’escalade et la mer. Ce territoire sauvage, où l’azur du ciel se confond avec la Méditerranée, est un terrain de jeu aussi exigeant que fascinant pour les grimpeurs en quête de sensations fortes. Pour ceux qui respectent ses exigences et l’appréhendent avec prudence, l’escalade en solo aquatique dans les Calanques offre des souvenirs et des émotions inoubliables.

Bonnes pratiques pour débuter le Deep Water Soloing

  1. Commencez par des voies faciles pour maîtriser le saut dans l’eau.
  2. Prévoyez une sortie avec d’autres grimpeurs expérimentés.
  3. N’hésitez pas à observer des locaux pour mieux comprendre le terrain.

Entretien des voies d’escalade dans les Calanques

Le rééquipement des voies d’escalade dans les parcs nationaux français est un sujet complexe qui suscite à la fois des débats passionnés et des préoccupations environnementales. Les falaises de ces parcs, réputées pour leur beauté et leur biodiversité, attirent chaque année de nombreux grimpeurs, mais la question du rééquipement des voies pour des raisons de sécurité et de préservation se heurte souvent aux règles strictes de protection de ces espaces naturels.

Le contexte et les enjeux du rééquipement

Les parcs nationaux, dont celui des Calanques (créé en 2012), sont des zones protégées dont la mission première est de préserver la biodiversité et le patrimoine naturel. La pratique de l’escalade y est autorisée sous certaines conditions, mais elle doit impérativement s’adapter aux contraintes environnementales du parc. Cela inclut une réglementation stricte de la fréquentation des falaises, mais aussi des aménagements comme le rééquipement des voies d’escalade.

Avec le temps, les équipements en place (goujons, pitons, relais) se détériorent sous l’effet des conditions climatiques, de la corrosion, et de l’utilisation intensive. Ces équipements vieillissants peuvent poser un problème de sécurité pour les pratiquants et nécessiter un rééquipement, mais l’opération est délicate en milieu protégé. Elle soulève aussi des débats au sein de la communauté d’escalade et des gestionnaires de parcs, où se confrontent différents points de vue :

  • Sécurité des grimpeurs : Le rééquipement permet de remplacer des points d’ancrage vétustes par des équipements modernes et sûrs, protégeant ainsi les pratiquants contre les risques de chute grave due à une défaillance de matériel.
  • Préservation de l’environnement : Le rééquipement implique des interventions humaines sur les falaises, avec des opérations de forage et de scellement de nouveaux points. Ces actions peuvent être perturbantes pour la faune et la flore, notamment pour certaines espèces endémiques ou sensibles, comme le faucon pèlerin dans les Calanques, qui utilise les falaises comme habitat et site de nidification.
  • Préservation du patrimoine historique des voies : Certaines voies, équipées dans les années 70 ou 80, sont devenues emblématiques. Rééquipées sans concertation, elles peuvent perdre leur caractère d’origine, altérant la valeur historique et sportive que ces lignes représentaient pour les générations de grimpeurs précédentes.

Les obstacles au rééquipement dans les parcs nationaux

Les parcs nationaux français se sont dotés de règlements stricts en matière d’intervention humaine sur leur territoire. Dans ce cadre, le rééquipement des voies d’escalade doit passer par des processus de validation rigoureux, nécessitant souvent des autorisations spécifiques. Ces démarches peuvent être longues et fastidieuses, ce qui ralentit considérablement les opérations de rééquipement, même lorsque des équipements vieillissants deviennent dangereux.

  1. Les règles environnementales restrictives : Dans les parcs nationaux, toute intervention humaine est encadrée par la charte du parc, un document qui définit les activités autorisées et interdites. Dans les Calanques, par exemple, toute initiative de rééquipement doit être validée par les autorités du parc en raison des répercussions potentielles sur la faune et la flore, qui incluent des espèces endémiques ou protégées. Les gestionnaires de parcs peuvent ainsi refuser certains rééquipements ou imposer des conditions strictes pour minimiser l’impact sur la biodiversité locale.
  2. Les conflits d’usage et de philosophie : Dans la communauté des grimpeurs, les opinions divergent quant à la nécessité et la manière de rééquiper les voies. Certains préfèrent conserver l’éthique des voies d’origine, même si cela signifie laisser des équipements vétustes en place, pour que les futures générations puissent vivre la même expérience engagée. D’autres, à l’inverse, considèrent que la sécurité des grimpeurs est prioritaire et militent pour un rééquipement systématique avec des équipements modernes et plus sûrs.
  3. Les coûts et la gestion des projets de rééquipement : Le rééquipement est coûteux, notamment en raison du matériel (goujons, scellements inoxydables, relais) et du personnel qualifié pour réaliser ces opérations en respectant les normes de sécurité. Ces coûts peuvent poser un problème, surtout lorsque le parc doit compter sur le bénévolat ou les associations d’escalade, faute de financements suffisants.

Exemples de projets et tentatives de conciliation

Quelques initiatives dans les parcs nationaux ont montré qu’il était possible de rééquiper des voies en conciliant sécurité, préservation et respect des écosystèmes. Dans le parc national du Mercantour, par exemple, des collaborations entre les gestionnaires de parc, des associations locales, et des groupes de grimpeurs ont permis de rééquiper certaines voies d’escalade en suivant des règles strictes d’intervention. Ces projets prennent en compte les périodes de nidification des oiseaux, limitent les interventions en période de reproduction, et évitent les secteurs les plus sensibles.

Dans les Calanques, des opérations de rééquipement sont menées sur des voies majeures, mais toujours sous la supervision des gestionnaires du parc et en fonction de la sensibilité écologique des secteurs concernés. L’objectif est d’assurer la sécurité des grimpeurs sans compromettre les équilibres naturels de la région.

Vers un modèle de rééquipement durable

Le rééquipement dans les parcs nationaux peut devenir un modèle de gestion durable, mais cela demande une concertation étroite entre toutes les parties impliquées : gestionnaires de parcs, grimpeurs, associations et experts en biodiversité. Un rééquipement raisonné, réalisé dans le respect des espèces sensibles et en phase avec les valeurs de la communauté d’escalade, permettrait de préserver la richesse écologique des parcs nationaux tout en garantissant la sécurité des pratiquants.

En conclusion, le rééquipement des voies d’escalade dans les parcs nationaux est un sujet délicat, où les enjeux de sécurité, de préservation de l’environnement, et de respect du patrimoine sportif se confrontent. Par une meilleure coordination et des approches adaptées aux spécificités locales, il est possible de préserver le plaisir de grimper dans des sites naturels exceptionnels tout en garantissant leur protection pour les générations futures.

Combiner VTT et escalade dans les calanques

L’une des raisons pour lesquelles certains grimpeurs choisissent d’intégrer le VTT lors de leurs excursions dans les calanques est de réduire les longues marches d’approche qui mènent aux secteurs d’escalade. En effet, les chemins d’accès aux parois peuvent être longs, exigeants, et souvent exposés au soleil, surtout en été. Le vélo tout-terrain devient donc une solution astucieuse pour limiter le temps passé sur des sentiers parfois ardus et optimiser le temps consacré à l’escalade.

Les avantages de réduire les marches d’approche en VTT

  1. Gain de temps et d’énergie : Les calanques sont un massif escarpé, avec des accès parfois très éloignés des zones de stationnement. Un VTT permet de se rapprocher rapidement des parois d’escalade tout en économisant ses forces pour la grimpe. Ce gain de temps est particulièrement précieux sur des journées où l’on souhaite enchaîner plusieurs voies ou explorer différents secteurs.
  2. Accessibilité à des secteurs éloignés : Certains secteurs d’escalade, comme ceux de Sugiton, Morgiou, ou même la calanque de l’Oule, sont éloignés des points d’entrée. L’utilisation du VTT pour les approches rend ces secteurs plus accessibles et permet de varier les choix d’itinéraires, même sur une seule journée.
  3. Moins d’impact physique : La marche avec un sac lourd contenant du matériel d’escalade peut être physiquement épuisante, surtout sur des terrains escarpés et rocheux. Le VTT permet de porter le matériel plus facilement tout en réduisant la fatigue avant la séance d’escalade. Cela est d’autant plus vrai dans les calanques, où les terrains sont souvent accidentés et où le sol calcaire peut être dur et exigeant pour les pieds et les articulations.

Les limites et précautions de cette pratique

Bien que le VTT soit un excellent moyen de réduire les marches d’approche, il est essentiel de respecter les règles du Parc national des Calanques, où certains chemins sont réservés aux piétons. De plus, même les pistes autorisées au VTT ne permettent pas de rejoindre directement les parois, et une portion de marche est toujours nécessaire.

Voici quelques précautions importantes :

  • Respect de l’environnement : L’érosion est un problème majeur dans les calanques. Rouler en dehors des sentiers balisés peut endommager la végétation et accélérer l’érosion du sol. Les chemins autorisés doivent être scrupuleusement respectés pour préserver ce fragile écosystème.
  • Gestion de l’équipement : Transporter le matériel d’escalade sur un VTT nécessite une bonne organisation pour garder le poids bien réparti. Certains choisissent un sac à dos léger et robuste, ou même un sac spécifique adapté au porte-bagages arrière, qui permet de répartir le matériel (cordes, dégaines, casque) de manière optimale.
  • Sécurité et condition physique : Réduire les marches d’approche avec un VTT peut également comporter des risques si les terrains sont très techniques. Les sentiers des calanques sont souvent caillouteux et comportent des dénivelés importants. Un bon niveau de maîtrise du VTT est nécessaire pour rouler en toute sécurité, en particulier sur les descentes abruptes.

Des secteurs plus accessibles grâce au VTT

Certains secteurs dans les calanques sont particulièrement avantageux à atteindre en VTT. Par exemple :

  • Le secteur des falaises de Sormiou : En partant de Marseille, le VTT permet de rejoindre les abords de la calanque de Sormiou en un temps record, là où une marche aurait pris bien plus de temps, surtout l’été quand la route est fermée aux voitures.
  • Le secteur de Morgiou : Ce secteur présente également de nombreux avantages avec le VTT. Depuis les Baumettes, la route fermée en été permet d’atteindre des zones proches de Morgiou, offrant ainsi un accès rapide aux falaises d’escalade sans une longue marche.
  • L’Oule et le Devenson : Bien que l’approche finale nécessite de laisser le vélo en arrière et de marcher, le VTT permet de réduire le temps d’approche, où se trouvent certains des plus beaux sites de grimpe en grande voie du massif.

En résumé

L’utilisation du VTT dans les calanques pour réduire les marches d’approche est une option très prisée par les grimpeurs qui cherchent à maximiser leur temps de grimpe tout en minimisant l’effort pour se rendre aux secteurs d’escalade. Cependant, cette pratique demande une bonne organisation, une gestion efficace du matériel et un respect des règles du parc pour protéger ce site naturel d’une beauté et d’une fragilité exceptionnelles.